Ramassage des encombrants le 17 octobre

Vague bleue

M.l’Abbé François-Barthélemy Liély

Il est né à Malmedy le 15 février 1804 de parents originaires de Sablet (près d’Avignon) et émigrés lors de la tourmente révolutionnaire française. Il fut ordonné prêtre à Cologne le 21 août 1829 et exerça les fonctions de vicaire à Chôdes jusqu’en 1830.

Après de multiples hésitations, il accepta la cure de Sourbrodt. La cure de Sourbrodt était pratiquement en ruines et pour le convaincre, on lui promit d’en construire une nouvelle. La même année, il fut chargé de l’inspection des écoles élémentaires du cercle de Malmedy. C’était l’époque où l’enseignement primaire quittait les presbytères pour des locaux propres à l’enseignement. En 1832, on créera ainsi une école à Sourbrodt. Cette fonction d’inspecteur il l’accomplira bénévolement pendant 44 ans avec l’estime et la vénération du corps enseignant.
En 1874, en vertu du Kulturkampf, il fut dépossédé de cette fonction importante. C’était, selon l’abbé Pietkin, « un homme hors ligne par la noblesse de son caractère, l’étendue et la profondeur de son savoir, son goût remarquable pour les lettres et les arts… ».

C’était aussi un vaillant défenseur du droit à la connaissance et à l’étude du français. Mais ses qualités n’apparurent pas aussi évidentes à quelques-uns de ses paroissiens. Une campagne de dénigrement commença à Sourbrodt à laquelle l’abbé ne répondit pas.

L’aversion de quelques excités éclata publiquement par des placards -anonymes bien sûr! – parmi l’affichage ordinaire et une lettre, tout aussi courageusement anonyme, fut même envoyée à l’évêque de Cologne. Quant au nouveau presbytère, iI devait figurer au rayon des illusions perdues !

En 1841, la campagne de ses adversaires le pousse à accepter la cure de Robertville malgré les pétitions et protestations de nombreux habitants de Sourbrodt se désolidarisant de la campagne haineuse. A la tête de la paroisse de Robertville il allait trouver la sérénité et il en devint rapidement le père spirituel, le conseiller avisé et même, parfois, le médecin. On venait des alentours pour entendre ses sermons et ses leçons de catéchisme. Ses connaissances musicales lui permirent d’élever la chorale de Robertville au rang de meilleure chorale du pays de Malmedy. Son prédécesseur avait fait reconstruire l’église ; c’est à l’abbé Liély qu’incomba l’aménagement intérieur. Il installa trois nouvelles cloches, les orgues et fit agrandir la maison pastorale.

Il mourut le 11 juillet 1877 à 73 ans. Ses restes reposent dans l’ancien cimetière. A sa mort, pendant sept ans, la paroisse resta sans titulaire et fut administrée par le clergé de Waimes.